“La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui”.
Quelle phrase! Aux conséquences gigantesques: les lois, la justice.
Le premier pour prévoir les limites, le deuxième pour les remettre où elles ont été prévues.
Ce qui me perturbe est le fait que ces limites soient bien souvent étendues au plus loin, dans un acte non de défense, mais de pouvoir sur autrui.
Combien de fois a-t-on interdit au nom d’une nuisance à la morale de l’un ou de l’autre? Au nom d’un bien public que l’on ne retrouve plus dans aucun individu?
Des limites placées si loin qu’elles atteignent même la sphère la plus privée qui soit: le corps. Nudité, euthanasie, drogues, sexualité, mais de quel droit peut-on même envisager d’intervenir sur ces éléments?
Devoir et morale, l’un et l’autre deux magnifiques excuses pour déplacer les limites à la liberté. La recherche du pouvoir certainement, mais il s’agit d’une motivation cachée, obscure. On défend les bonnes moeurs d’une main, tout en tissant son oeuvre d’une autre.
Alors que finalement, quel est le seul but que l’on devrait reconnaître? La recherche du bonheur.
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